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🔴 AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : La Gendarmerie Nationale au cœur des interrogations.
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🔴 AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : La Gendarmerie Nationale au cœur des interrogations.
« La Gendarmerie Nationale paye très cher de son image dans l’affaire Martinez ZOGO devant le Tribunal Militaire de Yaoundé. »
Par Christophe BOBIOKONO.
APRÈS EKO EKO, JUSTIN DANWE FAIT UN VIRULENT PROCÈS À LA GENDARMERIE NATIONALE DANS LA CONDUITE DE L’ENQUÊTE DE L’AFFAIRE MARTINEZ ZOGO.
Après la gestion plus que questionnable des téléphones des suspects, les menaces sur les témoins et le refus d’investiguer sur de nombreuses pistes sérieuses, on parle désormais de l’implication des Officiers de Police Judiciaire dans la fabrication des versions… La recherche de la vérité a-t-elle jamais été au centre des préoccupations des enquêteurs ?
La Gendarmerie Nationale paie très cher de son image dans l’affaire Martinez ZOGO devant le Tribunal Militaire de Yaoundé et ce n’est pas volé. L’illustration en a encore été donnée hier, 26 octobre 2026, vers la fin de l’audition du Lieutenant-Colonel (LC) BIALO Dieudonné, Chef du Service Central des Recherches Judiciaires (SCRJ).
Le 35e témoin de l’accusation venait d’achever son trop long face-à -face avec Léopold Maxime EKO EKO, une sorte de combat d’égos prolongé, lorsque le LC Justin DANWÉ, le principal accusé de l’affaire, est entré en scène pour le contre-interroger à son tour.
Après avoir posé une quinzaine de questions pour essayer de décharger de leurs responsabilités certains de ses collaborateurs impliqués dans la fin tragique de l’animateur radio (Kalara y reviendra en détail), l’ancien directeur des opérations a décidé d’instruire, lui aussi et à sa façon, le procès de la Gendarmerie.
Devant un auditoire surpris, l’accusé fait d’abord une première révélation renversante sur la façon dont étaient organisées ses auditions à l’époque de l’enquête, en guise de préliminaires à ses prochaines questions.
« Nous échangions toujours à trois avec le Colonel OTOULOU et vous avant de consigner ce qui était arrêté par consensus sur le procès-verbal », déclare-t-il alors.
« C’est le fruit de son imagination », réplique tout de suite le LC BIALO.
La deuxième question de cette série est apparemment anodine : « Durant ma longue garde à vue (au SRJC), en dehors de mon épouse, j’ai reçu d’autres visiteurs. Qui étaient-ils ? Quel était l’objet de leurs visites ? »
Réponse du témoin : « Ce sont vos visiteurs. »
La prochaine question de M. DANWÉ a des allures de réquisitoire et va aboutir à un petit incident d’audience.
« Ces visiteurs dont vous taisez les noms, qui ne sont ni de ma famille, ni des amis, ni des collègues, qui les a autorisés à me rencontrer juste après l’interpellation de Jean-Pierre AMOUGOU BÉLINGA ? »
Le témoin, sans doute énervé, répond par une sorte de coup de sang : « Je pense que vous n’allez pas bien. »
Une clameur va s’élever dans le public, poussant le Président du Tribunal à ramener le calme dans la salle en rappelant ses pouvoirs en matière de police d’audience et en demandant au LC BIALO de rester courtois, puis en l’invitant à retirer ses propos après l’insistance de Me MBUNY, le Conseil de M. DANWÉ. Le témoin va s’exécuter.
Puis, reprenant la parole pour répondre effectivement à la question posée, le Chef du SCRJ rappelle d’abord ce qu’il dit être une consigne permanente à la Gendarmerie Nationale : « Les visites ne sont pas gérées par les chefs de structure. »
Puis, il enchaîne : « Nous n’avons pas une liste des personnes que vous ne souhaitiez pas recevoir. Je souhaite que vous communiquiez leurs noms. »
Sans dévoiler le moindre nom, l’ancien Directeur des Opérations de la DGRE passe à la prochaine question : « Vous souvient-il que c’est après leur passage que j’ai été amené à construire un narratif impliquant M. Jean-Pierre AMOUGOU BÉLINGA ? »
Réponse du témoin dans un brouhaha qui ne permet pas de tout saisir : « C’est le DG de la DGRE qui parle d’AMOUGOU BÉLINGA le premier… »
Il n’a pas achevé que M. DANWÉ revient à la charge : « Pourquoi n’avais-je pas impliqué AMOUGOU BÉLINGA avant son interpellation survenue le 06 février 2023 ? »
Dans la suite de l’échange, le témoin va quelque peu s’embrouiller dans ses déclarations, laissant entendre dans un premier temps que le LC DANWÉ parle déjà dans ses auditions de l’implication de M. AMOUGOU BÉLINGA dans l’affaire Martinez ZOGO avant l’interpellation de l’homme d’affaires.
En fait, il rappelle que le patron de Vision 4 TV a été cité dans cette affaire pour la première fois le 31 janvier 2023, jour de son interpellation, par M. EKO EKO, qui a déclaré que M. DANWÉ doit « donner le déroulé de ce qui s’est passé avec M. AMOUGOU BÉLINGA ».
Le témoin ajoute qu’au cours de la confrontation organisée tout de suite après entre M. EKO EKO et M. DANWÉ, ce dernier parle de l’implication de M. AMOUGOU BÉLINGA. Il va chercher, en vain, dans le procès-verbal de cette concertation, le passage qui corrobore sa déclaration.
De toutes les façons, après cette séquence au cours de laquelle le témoin apparaît totalement perdu dans ses documents, il va se ressaisir et répondre directement à la question qui lui est posée : « Je ne peux pas savoir pourquoi vous n’avez pas impliqué M. AMOUGOU BÉLINGA avant son interpellation le 06 février 2023 », dit-il.
Puis, il ajoute à l’attention du LC DANWÉ : « C’est vous qui avez communiqué le numéro de téléphone de M. AMOUGOU BÉLINGA à l’enquête. »
L’ancien DO réplique qu’il ne pouvait connaître par cœur ledit contact téléphonique et son camarade d’armes lui rappelle qu’il avait son téléphone dans ses mains.
« C’est par les déclarations de M. DANWÉ que le courant de leurs rencontres avec M. AMOUGOU BÉLINGA est retracé », précise le témoin. Il cite alors les dates du 28 décembre 2022 (« le 29 décembre », précise M. DANWÉ lui-même), 16, 18 et 28 (en réalité 23) janvier 2023, qui sont corroborées par les images de vidéosurveillance.
Jusqu’à la fin du face-à -face entre les deux Officiers Supérieurs de Gendarmerie, M. DANWÉ n’explique pas en quoi le « narratif impliquant M. Jean-Pierre AMOUGOU BÉLINGA », prétendument construit après le passage des visiteurs dont il ne cite pas les noms, s’écarte de la vérité…
Mais l’effet est immédiat sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, où le Directeur Général des Médias du Groupe L’Anecdote parle de la « justice divine » qui agirait en faveur de son patron.
Dans la suite de l’audition de M. BIALO, personne ne reviendra plus directement sur le sujet. Le Commissaire du Gouvernement, qui interroge en dernier son 35e témoin, lui demande tout juste si l’enquête se faisait « sur la base uniquement des déclarations des suspects » ou si d’autres indices étaient pris en considération.
« Nous prenions en compte d’autres indices », répond l’Officier de Gendarmerie. Il fait probablement allusion aux images de vidéosurveillance.
Cette séquence de l’audition de M. Dieudonné BIALO par le LC DANWÉ vient rappeler plusieurs autres, notamment entre le même témoin et aussi bien M. EKO EKO, ses conseils que l’avocat de Justin DANWÉ, au cours desquelles avaient été dénoncés des arrangements convenus entre les principaux responsables de l’enquête et l’accusé DANWÉ.
L’ancien DG de la DGRE a toujours suggéré que la Gendarmerie Nationale s’était organisée à l’époque de l’enquête pour lui faire porter le chapeau de l’affaire Martinez ZOGO en utilisant les déclarations convenues avec l’ancien DO. M. EKO EKO met en exergue les nombreux changements de version de M. DANWÉ pour soutenir sa thèse.
Pour sa part, Me Jacques MBUNY a soutenu que le fait d’entendre son client, Justin DANWÉ, en son absence, a dû favoriser les déclarations jugées « instables » de ce dernier.
Ironie du sort, lors de son audition, le LC BIALO a toujours soutenu que les versions changeantes données par M. DANWÉ ne sont ni instables ni contradictoires, mais qu’elles sont « complémentaires ».
De plus, tous les témoignages pendant l’enquête des personnels de la DGRE indiquant que M. DANWÉ était très souvent en conflit avec la vérité ont été ignorés par les limiers de la Justice.
Plusieurs fois, lors de son témoignage, le Colonel OTOULOU avait par exemple déclaré de façon péremptoire que « DANWÉ ne ment pas ». Il est donc curieux que, lorsque l’ancien DO déclare qu’ils ont convenu à trois, par consensus, des versions de son audition qui étaient ensuite couchées dans les procès-verbaux, le LC BIALO le tance immédiatement de malade… On peut imaginer la grimace de M. OTOULOU en ce moment.
Quoi qu’il en soit, les premières déclarations du Lieutenant-Colonel AYISSI NANGA Parfait, qui a remplacé son collègue BIALO dans le box des témoins, ne contribuent pas non plus à redorer le blason de la Gendarmerie Nationale.
En accusant de façon frontale le Secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie, M. Galax ETOGA, d’avoir essayé d’influencer ou d’empêcher son témoignage dans l’affaire Martinez ZOGO, le 36e témoin du Ministère Public en rajoute aux critiques qui sont faites sur ce corps supposé d’élite des Forces Armées du Cameroun.
Il déclare notamment qu’il a été interpellé à la demande du SED, le 17 octobre 2026, placé en garde à vue, puis interrogé pour savoir s’il entendait témoigner « contre la Gendarmerie »…
Si de tels propos sont avérés (on ne peut pas se contenter d’une version unilatérale), cela signifierait que la recherche de la vérité est le cadet des soucis de la Gendarmerie Nationale dans l’affaire Martinez Zogo.
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ATN
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Felicitation Stephy, les annees de travail dur sans fatigue paie deja.

J'ai finalement le sentiment que l'agrégation de kamto est un bricole

Hallo !

Nobis eum reiciendis hic.
