🛑 [URGENT] Affaire de vol prĂ©sumĂ© de lunettes du Ministre Alamine OUSMANE MEY : 4 journalistes libĂ©rĂ©s le 21 septembre Ă  YaoundĂ© aprĂšs une semaine en garde Ă  vue.

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🛑 [URGENT] Affaire de vol prĂ©sumĂ© de lunettes du Ministre Alamine OUSMANE MEY : 4 journalistes libĂ©rĂ©s le 21 septembre Ă  YaoundĂ© aprĂšs une semaine en garde Ă  vue.

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Spic) exige, ce mardi 22 septembre 2026 Ă  YaoundĂ©, des excuses et des rĂ©parations du Ministre de l’Économie, Alamine OUSMANE MEY. Cette dĂ©claration de Thierry EBA, prĂ©sident du syndicat, fait suite Ă  la libĂ©ration de quatre journalistes (François ESSOMBA, Igor GWET BIBEY, Solange DJUIKAM et Pierre MOUCHILI), relĂąchĂ©s lundi aprĂšs 5 jours de de garde Ă  vue au Commissariat Central n°1. Ces reporters avaient Ă©tĂ© interpellĂ©s les 14 et 16 septembre au Palais des CongrĂšs, alors qu’ils couvraient un Ă©vĂ©nement de la Banque Islamique de DĂ©veloppement, en raison de soupçons portant sur le vol des lunettes du membre du gouvernement.

DĂ©nonçant fermement des arrestations arbitraires sur de simples Ă©lĂ©ments de suspicion et des conditions de dĂ©tention jugĂ©es dĂ©shumanisantes, le SPIC a appelĂ© Ă  un boycott systĂ©matique de toutes les activitĂ©s du ministĂšre de l’Économie jusqu’Ă  nouvel ordre. Le syndicat annonce qu’il se rĂ©serve le droit d’engager des actions judiciaires en fonction des examens mĂ©dicaux subis par les journalistes libĂ©rĂ©s. Enfin, l’organisation s’engage Ă  porter cette affaire, qui suscite de vives interrogations au sein de la sociĂ©tĂ© civile, devant les instances internationales de dĂ©fense des droits humains et de la presse.

Les faits remontent au mercredi 16 septembre 2026, au Palais des CongrÚs de Yaoundé, lors de la cérémonie de clÎture des journées du Groupe de la Banque Islamique de Développement.

François ESSOMBA (Chine Afrique), Igor GWET BIBEY (Inform Plus), Solange DJUIKAM (Univers Info.net) et Pierre MOUCHILI (Le ProcĂšs International) couvraient l’évĂ©nement dans le strict cadre de leur activitĂ© professionnelle.

Ils seront interpellés, conduits au commissariat du 10e arrondissement de Bastos, puis transférés en garde à vue au Commissariat Central N°1.

Pendant que le pays s’effondre sous le poids de la vie chĂšre, pendant que l’économie circulaire bĂ©gaye et que la jeunesse fuit, la machine rĂ©pressive, elle, fonctionne Ă  plein rĂ©gime pour une paire de lunettes.

Et quelle est la chute grotesque de cette tragĂ©die ? Les fameuses lunettes ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es. Non pas dans les poches des journalistes, mais bien au chaud, dans le vĂ©hicule mĂȘme du ministre.

Une semaine de vie volée pour rien. Une semaine de dignité piétinée pour une hallucination sénile du pouvoir.

Le Syndicat National des Professionnels de l’Information et de la Communication (SPIC) ne s’y est pas trompĂ©.

Par la voix de son SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral Yannick EBOSSE, le syndicat a dĂ©noncĂ© une dĂ©tention « arbitraire et abusive », s’interrogeant : pourquoi n’avoir pas procĂ©dĂ© Ă  une simple audition suivie d’une remise en libertĂ©, plutĂŽt que d’incarcĂ©rer des responsables de mĂ©dias parfaitement identifiĂ©s, sur la seule base de soupçons ?

Le SPIC a mĂȘme annoncĂ© le dĂ©ploiement de tous les moyens de droit et de lobbying nĂ©cessaires pour faire cesser ces abus.

C’est cela le visage de cette gouvernance fatiguĂ©e : prompte Ă  emprisonner, lente Ă  vĂ©rifier.

Aveugle aux vrais problùmes, mais d’une vue perçante quand il s’agit de son petit confort.

Ces journalistes n’ont pas volĂ© de lunettes. Ils ont payĂ© le prix de l’arrogance d’un systĂšme qui ne voit plus rien, mĂȘme avec des verres correcteurs.

À force de confondre l’État et sa garde-robe, ces dirigeants Ă  bout de souffle nous offrent le spectacle pitoyable d’une justice transformĂ©e en service de blanchisserie pour l’ego des puissants.

Quand un rĂ©gime en arrive Ă  enfermer des hommes pour une paire de lunettes Ă©garĂ©e dans sa propre voiture, ce n’est plus un rĂ©gime qui gouverne, c’est un rĂ©gime qui divague.

Il est temps. Temps que ces dirigeants fatiguĂ©s, myopes et usĂ©s jusqu’à la corde, cĂšdent enfin la place. Avant que leur cĂ©citĂ© ne nous conduise tous dans le mur.


Alfred Passy BEKOLO
N° 034 du mardi 22 septembre 2026

ATN

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