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Génocide des MBO’O : Les Dernières minutes de la Famille ESSOUTE
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Génocide des MBO’O : Les Dernières minutes de la Famille ESSOUTE
En cette matinée du 21 juin 1960, la famille Essouté n’en pouvait plus. Depuis deux semaines, les maquisards bamilèkès venus de l’autre rive du Moungo, du Bamiland, les traquaient comme du gibier, jour et nuit.
Adossé contre le tronc d’un arbre, Essouté regardait ses deux garçons avec tristesse. Combien de jours leur restait-il à vivre ? Les nuits passées dans la forêt avaient eu raison du cadet, qui souffrait du paludisme. Sa température ne cessait d’augmenter. Il était affamé et considérablement amaigri.
Le regard perdu, Essouté s’interrogeait : pourquoi ces maquisards voulaient-ils massacrer sa famille ? Il n’était pas un collaborateur. Il n’avait jamais fait de politique. Il n’était qu’un simple paysan, propriétaire de centaines d’hectares de terres. Était-ce là son crime, comme celui de ses deux frères et de leurs familles, massacrés deux semaines plus tôt par ces maquisards venus de l’autre rive du Moungo, qui occupaient déjà leurs terres ? Combien de temps pourraient-ils encore tenir ? Quel péché avait-il commis pour être traqué comme un chien ? Être Mbo’o signifiait-il être condamné au massacre et à la spoliation dans ce Cameroun qui venait à peine de fêter son indépendance ?
Plongé dans ses pensées, il ne se rendit pas compte qu’ils étaient encerclés. Soudain, un cri retentit :
— Papa ! Papa ! Ils sont là !
Ce furent les dernières paroles qu’il entendit. La famille Essouté venait de disparaître sous les coups de machettes de ses bourreaux. Leurs cadavres furent enterrés dans l’anonymat, comme s’ils n’avaient jamais existé.
Aujourd’hui, les descendants de ces maquisards sont propriétaires des terres de la famille Essouté, comme de celles des centaines de Mbo’o victimes de ces massacres. Des extrémistes bamilékés ont profité du maquis pour massacrer les populations Mbo’o et s’approprier leurs terres.
Ce pays peut-il continuer à cacher les cadavres des milliers de Mbo’o tués et dépouillés de leurs terres ? Il y a un temps pour chaque chose.
#GénocideDesMboo
#JusticePourLeMoungo
#RestitutionDesTerres
#VéritéEtRéconciliation
ATN
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Felicitation Stephy, les annees de travail dur sans fatigue paie deja.

J'ai finalement le sentiment que l'agrégation de kamto est un bricole

Hallo !

Nobis eum reiciendis hic.
